a) le Michif:

Les chercheurs se sont généralement entendus pour conclure que le michif est une langue inhabituelle – voire unique — du point de vue de son évolution. Au début, il s’agissait d’une langue mixte du fait que, à l’origine, elle combinait des éléments du français et du cri (par la suite furent également intégrés des éléments d’autres langues comme l’ojibwa et l’anglais). Contrairement à d’autres langues mixtes, cependant, les mots n’ont pas été empruntés aux deux langues originales pour obtenir une grammaire simplifiée. Au lieu de cela, des éléments complexes du français et du cri ont été incorporés. Ainsi, en michif, les phrases nominales d’origine française ont conservé le genre lexical caractéristique (le masculin et le féminin) ainsi que l’accord de l’adjectif, alors que les verbes d’origine crie ont conservé la plupart des caractéristiques de la structure polysynthétique (les différentes partiee du verbe ont un sens distinct mais elles ne fonctionnent pas nécessairement comme des mots individuels). Pour les chercheurs, cela indique que le michif a évolué avec le temps parmi des gens (groupes familiaux et communautaires) qui parlaient couramment à la fois le français et le cri.

Il existait des variantes, ou encore des dialectes régionaux et culturels, du michif, tout comme il existait des variantes régionales pour les autres langues autochtones. Même si des données probantes indiquent que le michif existait comme langue dans la Rivière-Rouge en 1869–1870, aucun document historique écrit ne relate son utilisation ou ses variantes. Par conséquent, on ne sait pas exactement à quel point le michif était parlé dans la Rivière-Rouge, ni par qui.

On peut donc penser que le fait de parler couramment l’une des formes de michif permettait de communiquer facilement avec au moins la moitié de la population de la Rivière-Rouge, dominée par les colons métis et avec près des deux tiers des chasseurs et hivernants des plaines.[i]

b) le Bungee:

L’évolution du bungee/bungay/bungi a suivi celle du michif du point de vue de la période. La différence était que cette langue de contact est née d’une fusion de l’anglais d’Écosse (y compris la variante parlée dans les îles Orcades) avec le gaélique d’Écosse, l’anishnaabemowin/ojibwa/saulteux et un « fort élément cri ». De toute évidence, le vocabulaire était anglais mais les mots, la structure des phrases et les formes d’expression étaient empruntés aux autres langues. Par exemple, le bungee avait une cadence semblable aux rythmes du gaélique. On dit que le nom bungee vient de l’Ojibwe panki/bangii qui signifie « une petite partie ou portion » (pahki en cri).[ii]

Au mieux, en ne parlant couramment que le bungee, il était peut-être possible de communiquer avec moins de la moitié des colons de la Rivière-Rouge et peut-être avec un tiers des chasseurs et hivernants des plaines.

c) le Cri:

La langue parlée par les Cris, également appelée en cri des plaines le nêhiyawêwin,[iii] était la langue dominante du commerce dans tout le nord de l’Île de la Tortue/Amérique du Nord (aujourd’hui le Canada).[iv]

Comme l’observa en 1871 le commerçant de la CBH, John Joseph Hargrave, résidant à la Rivière-Rouge (et dont les parents étaient tous les deux Britanniques),

« Un homme dont la langue habituelle est l’anglais et un homme qui ne parle que le français peuvent se comprendre mutuellement à l’aide du cri, la langue de leur mère indienne, même si l’un est totalement ignorant de la langue de l’autre. »[v] (trad. libre)

De plus, ceux qui parlaient couramment le cri pouvaient comprendre l’Anishnaabemowin, le michif et le bungee (les trois langues appartenant à la famille linguistique algonquienne de l’Ouest). Par conséquent, ils devaient pouvoir communiquer, dans une certaine mesure, avec pratiquement tous les colons métis et tous les chasseurs et hivernants des plaines de la colonie de la Rivière-Rouge.

De même, ceux qui parlaient couramment le cri pouvaient probablement communiquer avec les populations autochtones qui habitaient et travaillaient au-delà des frontières de l’Assiniboia, en particulier au Nord et à l’Ouest, et même très loin de là. La capacité de communiquer avec les populations autochtones qui habitaient et travaillaient à l’est de la colonie de la Rivière-Rouge – où le cri n’était pas la langue dominante du commerce — devait être de plus en plus difficile à mesure que l’on s’éloignait d’Assiniboia (une fois que l’on atteignait les territoires où la langue iroquoise dominait). Le cri était peut-être la langue commerciale la moins efficace au sud de la colonie, de l’autre côté de la frontière américaine, dans les territoires où les langues sioux étaient prépondérantes.

Source primaire en ligne:

Edwin Arthur Watkins, éd., A dictionary of the Cree language, as spoken by the Indians of the Hudson’s Bay Company’s territories (London: Society for Promoting Christian Knowledge, 1865),

https://archive.org/details/cihm_41985.

d) l’Anishnaabemowin/ANishinaabemowin:

Des groupes connus sous divers noms comme les Anishnaabe/Anishinaabe/Ojibway/Ojibwa/Ojibwe/Otchipwe/Chippewa/Ottawa/Odawa/Saulteux parlaient une langue qui était liée au cri (partageant des racines linguistiques avec l’Algique et l’Algonkian/Algonquin).[vi]

Le fait de parler couramment l’Anishnaabemowin/Anishinaabemowin permettait de comprendre un peu le cri, le bungee et le michif. Il était utile pour les échanges commerciaux, en particulier à l’est et au sud-est de la colonie de la Rivière-Rouge où c’était la langue dominante. On peut penser que ceux qui parlaient cette langue pouvait communiquer dans une certaine mesure avec de nombreux colons et chasseurs/hivernants des plaines dans la colonie.

Source primaire en ligne:

Frederic Baraga, A Dictionary of the Otchipwe Language, Explained in English (Cincinnati: Jos. A. Hermann, 1853),

https://archive.org/details/cihm_61742.

e) le Dene:

Le déné, aussi appelé le Dëne Súain (il existait aussi d’autres variantes) — et plus couramment le chippewyan dans le contexte du commerce des fourrures de la CBH au XIXe siècle – fait partie de la famille linguistique athapascane.[vii]

En 1869–1870, le déné était probablement utile pour les échanges commerciaux dans la colonie de la Rivière-Rouge, surtout quand il s’agissait de communiquer avec les fonctionnaires de la CBH et leurs familles, les familles de chasseurs, les hommes des convois de bateaux et les élèves, les uns ou les autres étant peut-être arrivés à la Rivière-Rouge en provenance de l’extrémité nord du territoire du Nord-Ouest pour faire du commerce, voir de la parenté ou aller à l’école. En passant, on a dit de la grand-mère de Louis Riel qu’elle était « Métisse franco-chipewyanne ».[viii]

Source primaire en ligne :

Émile Petitot, Dictionnaire de la langue dènè-dindjié: dialectes montagnais ou chippewayan, peaux de lièvre et loucheux, renfermant en outre un grand nombre de termes propres à sept autres dialectes de la même langue ; précédé d'une monographie des Dènè-Dindjiè, d'une grammaire et de tableaux synoptiques des conjugaisons (Paris: E. Leroux; San Francisco: A.-L. Bancroft, 1876), https://archive.org/details/cihm_15858.

f) le Sioux:

Les Assiniboins/Nakotas/Oceti Sakowin/Otceti cakowiⁿ/Five Council Fires/Dakota et Lakota parlaient des langues sioux.[ix] Il semble que beaucoup d’habitants de la Rivière-Rouge ne parlaient pas ces langues couramment, probablement à cause des affrontements violents (et mortels) qui eurent lieu pendant la première moitié du XIXe siècle au sujet des territoires de chasse.[x] La méfiance entre les Métis de la Rivière-Rouge et les groupes qui parlaient sioux persista jusque dans les années 1860. Ceux de la colonie qui parlaient couramment les langues sioux – par exemple l’Hon. James McKay, commissaire des Affaires indiennes du Gouvernement provisoire d’Assiniboia — étaient considérés comme de précieux négociateurs. Leur maîtrise de la langue leur permit de comprendre les nouveaux groupes de Premières Nations qui arrivèrent à Assiniboia — « les Sioux », comme les appelaient couramment les habitants de la colonie. Ces groupes avaient commencé à s’installer dans la région de Portage-la-Prairie comme réfugiés de l’intervention militaire hostile des États-Unis en 1862, et ils établissaient souvent leur campement à la Prairie du Cheval Blanc quand ils venaient faire du commerce à Upper Fort Garry. Il se peut qu’au moins un quart des chasseurs et hivernants des plaines de la colonie de la Rivière-Rouge (ceux qui traditionnellement chassaient le bison au sud de la frontière américaine ou qui avaient des contacts dans l’Ouest [l’Alberta actuelle]) aient pu converser dans au moins une des langues sioux.

Source primaire en ligne:

S.R. Riggs, Grammar and Dictionary of the Dakota Language (Washington DC: Smithsonian Institution, 1852),

https://archive.org/details/grammardictionar00riggrich.

g) l’Iroquois:

Les personnes parlant iroquois à la Rivière-Rouge sont probablement arrivées de zones fréquentées par les Wendats/Wyandots/Hurons et Haudenosaunis/la Ligue des Iroquois/Six-Nations, loin à l’est de la colonie. Le fait de parler les langues iroquoises leur permettait de communiquer avec certains convoyeurs (tripmen) au service des convois de bateaux qui se déplaçaient entre Montréal et la colonie. Historiquement, certains de ces convoyeurs iroquois s’étaient joints aux convois qui allaient encore plus à l’ouest de la Rivière-Rouge. Parmi eux, certains avaient choisi de rester dans les plaines et les contreforts de l’Ouest.[xi] Par conséquent, on peut penser que le fait de parler des langues iroquoises permettait de communiquer avec certaines bandes de chasseurs de l’Ouest qui travaillaient de façon saisonnière pour la CBH comme bateliers.

Source primaire en ligne:

J. A. Cuoq, Kaiatonsera ionteweienstakwa kaiatonserase. Nouveau syllabaire iroquois (Tiohtiake [Montréal]: J. Lovell, 1873),

https://archive.org/details/cihm_04195.

h) le Salish:

Un dialecte salish était parlé par les résidents salish/okanagan de la Rivière-Rouge, notamment par Sarah « Sally » Timentwa Ross, qui était la mère de James Ross, le juge en chef du Gouvernement provisoire d’Assiniboia.[xii] D’autres colons, visiteurs ou élèves de familles de fonctionnaires et d’employés de la CBH originaires de Colombie-Britannique connaissaient probablement cette langue.

Source primaire en ligne:

Gregory Mengarini, Grammatica linguae Selicae (Neo-Eboraci [New York]: [s.n.], 1861),

https://archive.org/details/cihm_18266.

i) L’Inuktitut:

La langue des Inuits n’était probablement pas très courante dans la colonie de la Rivière-Rouge, encore que des bateliers et marins inuits originaires de la baie Hudson et de la baie James étaient au service de la CBH. On peut donc penser que certains se sont peut-être retirés avec leurs familles dans la colonie.

Source primaire en ligne:

Roger Wells et John W. Kelly, English-Eskimo and Eskimo-English vocabularies (Washington DC: Government Printing Office, 1890), https://archive.org/details/cihm_09288.

[i] Voir “Michif and other languages of the Canadian Métis - Peter Bakker & Robert A. Papen. University of Amsterdam & Université du Québec à Montréal,”à http://www.metismuseum.ca/media/db/00735; Peter Bakker, “A Language of Our Own”: the Genesis of Michif, the Míxed Cree-French language of the Canadian Métis (Amsterdam: Drukkerij Universiteit van Amsterdam, 1988).

[ii] “Bungee: A language unique to Canada,” Portail linguistique du Canada, Gouvernement du Canada (maintenant fermé), http://205.193.86.57/bien-well/fra-eng/histoirelang-historylang/unique-f.... Voir aussi Blain, “The Bungee dialect of the Red River Settlement”; S. Osborne Scott et D.A. Mulligan, “The Red River Dialect,”dans The Beaver 31, no 3 (décembre 1951): 42–45.

[iii] L’article de Fred J. Shore, “Cree,” dans Encyclopedia of North American Indians, éd. Frederick E. Hoxie (New York: Houghton Mifflin, 1996), 140, fait remarquer que « les Cris ont autant de mots pour se désigner qu’il existe de peuples cris différents mais, dans la plupart des cas, ces mots ne sont pas traduisibles et ce sont les peuples eux-mêmes qui ont aussi adopté le terme Cri » (trad.). Joseph F. Dion, dans My Tribe the Crees, éd. Hugh A. Dempsey (Calgary: Glenbow-Alberta Institute, 1979), 1, explique « qu’il est courant d’appeler tout peuple qui nous ressemble le peuple Nehiyaw, ou peuple cri ».

[iv] Voir Bakker qui, dans A Language of Our Own, 14–15, fait remarquer qu’à l’est de la Rivière-Rouge, « l’ojibwé était (et est encore) une lingua franca », et « le huron (iroquois) était une lingua franca dans la région à l’est des Grands Lacs avant 1650 ». Selon lui, le michif n’était pas une langue commerciale. On a à la fois affirmé et supposé qu’à l’époque des premiers contacts avec les Européens, les Premières Nations appelaient le continent nord-américain l’« Île de la Tortue ». Harriet Maxwell Converse, Herman Le Roy Fairchild, William John Miller et Arthur Caswell Parker, dans Myths and legends of the New York State Iroquois (New York: University of New York, 1908), 33, affirment que, dans la langue seneca, la tortue mythique s’appelait Hah-nu-nah (le terme ha-no-wa signifiant une tortue ordinaire). J. Watts de Peyster, dans Miscellanies: By an Officer vol. 1 (Dumfries [England: C. Munro, 1888]), cii, estime quant à lui que, dans les langues algique/algonquine de l’Ouest, le continent s’appelait peut-être Mishi-nimikina à une époque antérieure. Pour savoir si le nom « America » provient d’une langue autochtone, consulter Jonathan Cohen dans “The Naming of America: Fragments We’ve Shored Against Ourselves,” à http://www.uhmc.sunysb.edu/surgery/america.html, qui déclare que, dans les années 1970, l’auteur Jan Carew a repris les arguments avancés au XIXe siècle selon lesquels « le nom d’Amérique a été rapporté du Nouveau Monde en Europe » et « voler aux peuples ou aux pays leurs noms entraîne une perturbation psychique qui, à son tour, risque de provoquer une crise d’identité permanente. Comme s’il était nécessaire de le souligner, le fait d’extirper un nom de lieu important du coeur des Amériques et de prétendre qu’il s’agit du nom chrétien d’un dilettante [celui d’Amerigo Vespucci] dépouille le nom original de son sens profond ».

[v] J.J. Hargrave, Red River (Montréal: John Lovell, 1871), 181.

[vi] Voir « I. Premières Nations, Métis et Inuits », 19 n. 18, dans le présent document, pour connaître les différentes orthographes du nom Anishnaabe.

[vii] Voir Aliana Parker et Leslie Saxon dans “Lexicon of Tłıchǫ Yatıì: Echoes from the Nineteenth Century,” http://ocs.sfu.ca/fedcan/index.php/cla/acl-cla2008/paper/viewFile/102/57 .

[viii] Louis H. Thomas, « Riel, Louis », DBC, http://www.biographi.ca/fr/bio.php?id_nbr=5796.

[ix] L’article de David Reed Miller, “Assiniboine,” dans Encyclopedia of North American Indians, 56–57, considère que les Assiniboins sont distincts des Dakota/Lakota, mais étroitement liés à eux, et fait remarquer qu’en Alberta, les Assiniboins s’appellent aussi les Stoney; Dan Kennedy, dans Recollections of an Assiniboine Chief, éd. James R. Stevens (Toronto: McClelland and Stewart, 1972), 10, 24, mentionne que les Assiniboins de l’Alberta « s’appelaient eux-même des Nakotas et les nombreuses bandes composant ce grand groupe culturel portaient des noms différents ». L’article d’Albert White Hat, “Lakota Language,” et celui de Karen D. Lone Hill, “Sioux,” dans Encyclopedia of North American Indians, 328 et 590, traduisent Oceti Sakowin par The Seven Council Fires.

[x] Voir aussi ‘Before’ continues (1800 – 1826),”dans le site Provisional Government of Assiniboia, et ce qui est mentionné sur les conflits de 1800; ‘Before’ continues (1827 – 1856),” également dans le site Provisional Government of Assiniboia, 1845 et ce qui est mentionné sur le traité; 1851 et la rupture du traité avec la bataille du Grand Coteau.

[xi] L’article “Caughnawaga (Now called Kahnawake),” dans L’Encyclopédie de l’histoire du Québec/The Quebec History Encyclopedia, Quebec History, Marianopolis College, à http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Caughnawagekahnawake.htm, mentionne ce qui suit : « À mesure que les commerçants de fourrures progressaient vers l’Ouest depuis les Grands Lacs, ils étaient accompagnés de chasseurs de Caughnawaga. Dès 1820, un nombre considérable de membres de cette tribu furent intégrés aux Salish, tandis que d’autres se dirigèrent vers le Sud à peu près à la même époque, jusqu’à l’embouchure du fleuve Columbia en Orégon, et vers le Nord jusqu’à la rivière de la Paix en Alberta. Dans l’Ouest, on les appelle couramment les Iroquois » (trad.). Voir aussi l’article de Trudy Nicks sur « Callihoo (Calehue, Kalliou), Louis », dans le DBC, à http://www.biographi.ca/fr/bio.php?id_nbr=3287; “Re: Calihoo/L'Hirondelle Families of Calihoo Reserve,” METISGEN-L Archives, Rootsweb, http://archiver.rootsweb.ancestry.com/th/read/METISGEN/2006-04/1145727972; Stanley Hulme, “Descendants of John James Smith,” METIS-L Archives, Rootsweb, http://archiver.rootsweb.ancestry.com/th/read/METISGEN/2003-03/1048107516; Vera Moore, “Peechee’s Band,” GenForum, Genealogy.com, http://www.genealogy.com/forum/surnames/topics/dumont/351/. Pierre Cadien, de même que Baptiste Bruneau, Pierriche Delorme, Jean-Baptiste Dumont, Pierre Dunomais, Francois Lussier et Joseph Fallois, était l’un des membres fondateurs de la bande PeeChee (Louis Piche/Pesew/‘Mountain Lion’), qui était « surtout d’origine métisse, mélangée aux Cris, Nakodas, Chippewas/Ojibwés, Tsuu T'Ina et, à un moindre degré, d’origine kutenai, iroquoise et pied-noir ».

[xii] Article de Laurenda Daniells sur « Ross, Sally », dans le DBC, à http://www.biographi.ca/fr/bio.php?BioId=39933. Sally, la femme d’Alexander Ross de la colonie de la Rivière-Rouge, était Okanagan. Voir aussi, Jay Miller, “Salishan Languages,” et Jacqueline Peterson, “Plateau Tribes,” dans Encyclopedia of North American Indians, 564–565, et 485–489. Michael Johnson, Encyclopedia of North American Indians, 152, appelle les Okanagan Sinkaietk.