Carte de John Arrowsmith, « Map of North America. Drawn by J. Arrowsmith », (1857), indiquant la « plantation » revendiquée par la Compagnie de la Baie d’Hudson en vertu de la charte qui lui fut octroyée par le roi Charles II, telle qu’elle figure en vert (on apreçoit les autres territoires britanniques en rose — le Nord-Ouest et la péninsule du Labrador (et le Nunavut actuel) ainsi que la Colombie-Britannique et la côte pacifique — de même que les territoires appartenant à la Russie, en jaune). Source : Bibliothèque et Archives Canada, CARTO24287,  Copyright: Expired = Domaine public.

Dans le cas de la colonie de la Rivière-Rouge, avoir un gouvernement propriétaire signifiait que les administrateurs de la Compagnie de la Baie d’Hudson [CBH], en qualité de « seigneurs et propriétaires véritables et absolus » de la plantation de la Terre de Rupert, étaient investis du pouvoir de gouverner cette plantation (en étant soumis à très peu de règles) — en vertu d’une (en anglais) Royal Charter octroyée par le roi de Grande-Bretagne in 1670.[i] Cette forme de gouvernement n’avait rien à voir avec le Parlement en Grande-Bretagne, ni ailleurs dans l’Empire. Elle n’avait pas non plus de lien avec le monarque au pouvoir : jusqu’au renouvellement de la charte (ce qui arrivait régulièrement), ni le monarque ni le parlement ne prêtaient guère attention aux gouvernant ou aux gouvernés de la Terre de Rupert.

En 1869, la CBH était un (en anglais) anachronisme politique, car elle était le dernier gouvernement propriétaire de l’Empire britannique.[ii]

Médias connexes

L’honorable William Fraser, Député de Kildonan, 1870

Hon. James Ross, Chef de justice, 1870

Louis Riel

Louis D. Riel

[i] Voir transcription Citation: Royal Charter Incorporating the Hudson's Bay Company, 1680, http://web2.uvcs.uvic.ca/courses/lawdemo/DOCS/RC1670.htm.

[iii] Voir E.H. Oliver, The Canadian North-west, its early development and legislative records; minutes of the Councils of the Red river colony and the Northern department of Rupert's land vol. 1 (Ottawa: Government Printing Bureau, 1914), 33–39; Nelly Laudicina, “The Rules of Red River: The Council of Assiniboia and its Impact on the Colony, 1820-1869,” Past Imperfect 15 (2009). Voir aussi Darren O’Toole, “The Red River Resistance of 1869–1870: The Machiavellian Moment of the Métis of Manitoba,” thèse de doctorat (Ottawa : Université d’Ottawa, 2010).

[iv] W.L. Morton, « Sayer, Guillaume », DBC, http://biographi.ca/009004-119.01-f.php?id_nbr=3649; Lawrence Barkwell, “The Sayer Trial at Red River 1849Establishing Metis Free Trade,” Louis Riel Institute, Scribd.com, http://www.scribd.com/doc/27518003/The-Sayer-Trial-at-Red-River-1849 (consulté le 25 février 2013.

[v] Voir Joseph James Hargrave, Red River (Montreal: John Lovell, 1871), 86–87; Alfred Thomas Philips, “Development of municipal institutions in Manitoba to 1886,” mémoire de maîtrise (Winnipeg : Université du Manitoba, 1948).