Nous sommes en 1869, soit deux ans après que le Canada soit devenu un pays. La Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) a accepté de vendre au Canada tous ses territoires et colonies britanniques, y compris les terres de la Colonie de la Rivière-Rouge. Le Canada a l’intention de créer une administration territoriale sous la direction d’un lieutenant-gouverneur qui aura le pouvoir d’adopter et de faire appliquer toutes les lois de la région sans aucune participation de la part de la population locale.

Personne n’a abordé cette question avec les colons de la Rivière-Rouge et personne ne leur a demandé leur avis sur cette nouvelle forme de gouvernement. Nombre de Métis (qui composent la plus grande partie de la population) et la plupart des résidents craignent qu’une administration étrangère néglige de leur permettre de donner leur avis sur la gestion de leur colonie. Ils veulent qu’on leur garantisse que leurs propriétés foncières seront respectées et qu’ils seront eux-mêmes valorisés en tant que citoyens, quelle que soit la nouvelle situation.

William McDougall a été nommé lieutenant-gouverneur de la Colonie de la Rivière-Rouge par le Canada. McDougall décide d’apporter dans la colonie 350 fusils et une grande quantité de munitions. Les résidents sont nombreux à penser qu’il est hostile aux Français et aux Métis, et qu’il utilisera ces fusils pour créer une milice armée composée de nouveaux-venus ontariens.

McDougal passe par les États-Unis pour arriver à la Rivière-Rouge. Le 30 octobre 1869, McDougall atteint Pembina, à la frontière du Canada et des États-Unis.

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